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Fanfics – First kiss

First kiss

écrit par Watergirl_89


statut : complet
type :   oneshot
chronologie :    quatre ans après la fin de Digimon Savers
date d’écriture : entre 2007 et 2010


Depuis les 4 ans que Daimon Masaru, son partenaire Agumon, Tsukiyo Kyoko et Salamon étaient arrivés au Digital World, beaucoup de choses avaient changé. Les deux humains avaient beaucoup grandi : Masaru avait pris plusieurs centimètres de hauteur, ainsi qu’au niveau de ses muscles qui s’étaient développés. Ses cheveux n’avaient cependant jamais dépassés leur longueur d’auparavant. Kyoko quant à elle avait toujours presque une tête de moins que son ami, mais sa silhouette s’était affinée, afin qu’elle devienne une jeune femme en beauté, tandis qu’elle n’avait laissé ses cheveux pousser que de quelques centimètres au cours de ces 4 années. Mentalement, chacun d’eux avait pu grandir, même si Kyoko avait beaucoup plus profité de ceci que le jeune homme.

A un autre degré, les deux jeunes adolescents étaient presque des adultes désormais. Et l’absence d’autre humain avait favorisé leur entente en tant que personne de la même espèce. Et si du côté de Kyoko, une flamme avait été toujours présente dans son cœur pour le jeune homme, aucun signe de celui-ci ne laissait présageait une quelconque réciprocité.

Dans l’esprit de Kyoko, les choses étaient très claires : elle aimait Masaru, plus que n’importe quel autre garçon. Le voir grandir, à elle toute seule, le voir devenir plus fort, plus confiant encore, plus sérieux aussi, tout cela lui avait permit de comprendre qu’elle aurait du mal à pouvoir aimer quelqu’un d’autre. Elle se délectait des séances d’entraînement où Masaru se battait contre Agumon, pour maintenir leurs forces. Pouvoir apporter une serviette pour que le jeune homme s’éponge la figure était sa joie. Et, honnêtement, le voir se mettre torse nu parce qu’il avait trop chaud la faisait toujours rougir, mais elle appréciait cela. Et même si ses dons en cuisine ne s’étaient pas améliorés, elle lui préparait avec amour des tamagoyakis, qu’il engloutissait sans attendre.

Plusieurs fois, elle avait fait exprès de se placer devant lui vêtue uniquement d’une serviette de bain – révélant ainsi les cuisses qu’elle cachait sous son jeans, ou exposant des formes qui aurait pu le faire réagir – prétextant avoir eut l’impression qu’il l’observait, ou voulant savoir son envie pour le dîner. Elle avait souvent espérer le voir rougir, mais jamais ses joues ne s’étaient teintes. A son grand dam.

Parfois, elle se réveillait au milieu de la nuit, se levait doucement, et se mettait à côté de lui, l’observer dormir, dire des choses dans son sommeil, sourire en prononcer le nom d’un ami ou un parent. Elle osait parfois lui caresser la joue ou replacer une mèche de cheveux, avant de se recoucher en pensant à sa propre famille. Elle aurait plusieurs fois souhaité se réveiller en pleine nuit, sentant le contact de es doigts dans ses cheveux ou sur sa joue, le voyant rougir, prétexter une excuse, peut-être se déclarer après quelques instants, puis l’embrasser. Ceci ne s’était jamais produit. Même pas dans un de ses rêves. Mais durant les nuits froides où ils campaient près d’une montagne, leur renvoyant des brises glacées, elle se tenait au plus près de lui, parfois posait sa tête sur son épaule, pour avoir un peu plus chaud. Elle voulait sentir SA chaleur, SON odeur, SES mouvements.
Elle était folle de lui.

Si Masaru était un garçon qui pensait plus au combat qu’à autre chose, le fait de vivre en permanence avec une jeune fille de son âge lui avait permis de changer quelques uns de ses centres d’intérêts. C’est ainsi qu’il se surprit plusieurs fois à regarder Kyoko marcher, préparer à manger, se brosser les cheveux, dormir ou toute autre chose. A sa propre stupeur, il avait plusieurs fois regardé fixement certaines parties corporelles de la jeune fille, tel que ses fesses ou sa poitrine, ce qui ne lui arrivait qu’assez rarement cependant. Mais assez pour qu’il se demande ce qui lui arrivait dans ces moments. De plus, comme tout garçon de 18 ans, il ne pouvait plus échapper à quelques problèmes de puberté, qui pourrait le faire passer pour un pervers. De temps à autre, il se demandait si le simple fait de penser à Kyoko n’était pas déclencheur de sa réaction, vu qu’il lui arrivait de rêver d’elle juste avant son réveil.

Il lui semblait parfois qu’elle le provoquait, par exemple lorsqu’elle arrivait, cheveux mouillés, à moitié vêtue, comme si de rien n’était. Combien de fois avait-elle exposé sa poitrine devant ses yeux sans le savoir ? Ou peut-être le savait-elle ? il lui arrivait d’apparaitre par derrière, juste vêtue d’une serviette de bain, et la première chose qu’il voyait était les jambes de la jeune femme. S’il n’avait jamais laissé paraitre son trouble, dès que la jeune fille était partie, il laissait ses joues rougir en repensant à cette vue.
Ce qui le troubla le plus cependant fut qu’une nuit, il sentit quelqu’un lui caresser les cheveux. Il ne réagit pas, mais sentit l’odeur de Kyoko. Quand la personne s’éloigna, il ouvrit les yeux et vit Kyoko retourner à son sac de couchage. Ceci l’avait perturbé toute la journée, mais il n’en avait pas parlé avec la concernée. Plus tard, il l’avait senti reproduire ses caresses, dans ses cheveux, sur sa joue. Une fois il avait même pu sentir un baiser sur son front. Depuis, chaque soir, il espérait sentir ses doigts sur sa peau, passer dans ses cheveux, mais plus que tout, il voulait à nouveau profiter d’un baiser de sa compagne.

Un soir, alors que Kyoko préparait à manger, Masaru s’entraînait encore avec Agumon, qui se retrouva comme toujours au tapis à la fin. Quand il se rendit auprès de la jeune femme, celle-ci se leva, le sourire aux lèvres, et lui tendit une serviette. Comme toujours, il l’accepta et s’épongea le visage et la nuque.

-Tu as toujours une serviette prête pour moi ou je me fais des idées ?
-Je… je pense juste que c’est agréable de se débarrasser de la sueur qu’on a dans la nuque, répondit-elle sans grande confiance.

Le jeune homme accepta la réponse, puis lui ébouriffa quelques mèches. Il s’installa ensuite près du feu. Et comme toujours après avoir combattu, il avait trop chaud et enleva son t-shirt. Comme souvent, Kyoko rougit en le voyant torse nu, mais elle fit de son mieux pour le cacher. Masaru l’avait cependant remarqué, et pour lui, il était assez flatteur de faire rougir une fille en étant torse nu. Kyoko s’approcha à nouveau du feu, pour voir qu’il était en train de diminuer. Elle voulut prendre une buche pour la mettre au feu, mais elle n’en trouva pas. Il s’avérait que Masaru et Agumon les avaient utilisés pour leur entraînement. Elle chargea donc Agumon, pour ses pattes, et Salamon, pour sa précision, d’aller faire une petite récolte.
Pendant ce temps, elle trouva une dernière buche qu’elle mit au feu pour l’empêcher de s’éteindre, puis s’installa à côté de Masaru. Le jeune homme s’épongeait encore un peu, tandis que la jeune femme avait son regard tourné vers l’endroit où, quelques instants plus tôt, Masaru et son partenaire s’était entraîné. Elle réalisa alors qu’elle avait souvent voulu en faire de même, mais Salamon ne pouvait parer ses coups, vu qu’il était très petit et qu’en plus, il n’avait pas vraiment de bras. Prenant son courage à deux mains, elle se tourna vers son ami.

-Masaru-kun, j’ai quelque chose à te demander…
-Na… nani ? demanda-t-il.
-Je… j’aimerais que nous nous entrainions ensemble demain. Je… j’aimerais pouvoir devenir aussi forte que toi tu l’es devenu… alors…
Un instant passa, durant lequel Kyoko tortilla ses doigts. Masaru soupira alors et se leva. Kyoko s’attendait à une réponse négative de sa part.
-Je veux bien, mais j’aimerais que l’on s’affronte tout de suite.

La jeune femme leva la tête, pour trouver un Masaru souriant, au regard doux et rassurant. Il lui tendit sa main, puis l’aida à se lever.

Une fois en position d’attaque, Masaru fonça sur elle et lui envoya quelques coups en visant des endroits où il ne risquait pas de causer de graves dégâts. Mais elle paraît ses coups avec finesse, envoyant ses poings dans le vide. Après quelques minutes, la jeune femme finit par attraper son poignet.
-Tu n’essayes même pas de m’atteindre ! Tu crois que je peux tolérer que tu me ménages parce que je suis une femme.
-Un homme n’a pas le droit de frapper une femme.
-Pourquoi tu as accepté de t’entraîner avec moi alors ?
Il détourna la tête, ses joues prenant une teinte rosée.
-Parce que tu mérites d’être entraîner…
Touchée par le compliment, elle n’oublia pas qu’il retenait ses coups.
-Masaru-kun, cette fois, vise-moi vraiment ! Je te parerais, crois-moi !
Le jeune homme la regarda un instant. Dans ses yeux se lisait une grande détermination. Il savait qu’il ne pourrait rien faire contre ce regard. Il dégagea son poing des mains de son amie, puis le passa par-dessus son épaule.
-Prête ?
Elle plaça ses mains devant elle, en position de combat.
-Prête !

Alors que son poing se recouvrit de digisoul, les mains de la jeune femme en firent de même. Mettant toute sa force dans ce coup, il fit voler son poing en visant directement Kyoko. Celle-ci vit son geste venir, attendit le bon moment puis, en levant rapidement ses mains, elle arrêta le poing de Masaru, leurs digisoul s’entrechoquant un instant. Cependant, la jeune femme buta dans une pierre juste derrière son pied, lui faisant perdre l’équilibre. Elle bascula en arrière, et Masaru réussit in-extremis à la retenir par la taille. Reprenant appuie sur ses jambes, elle le remercia, avant de se rendre compte qu’elle était VERITABLEMENT dans les bras du jeune homme. Tout deux restèrent immobile, se regardant dans les yeux, une légère teinte rouge sur les joues.

Plus le temps passé, et plus ils se rapprochaient l’un de l’autre. Dans sa tête, Kyoko se dit qu’elle n’aurait pas rêvé mieux, qu’elle avait toujours voulu se tenir contre lui de cette façon, ses bras exactement enroulé sur elle de cette façon. Inconsciemment, elle tendit légèrement les lèvres, invitation délicate que Masaru ne manqua pas de remarquer. Dans ses propres pensées, il était un peu perdu, tant au rebondissement de situation qu’à l’attitude de la jeune femme, qui ne se débattait pas, semblait même parfaitement ravie de se tenir contre lui, dans ses bras. Quand son regard s’adoucit et que ses lèvres se tendirent tendrement, il lui sembla qu’il devait agir. Agir en homme. En homme amoureux. Car il le savait désormais. Il l’aimait. Mais c’était tout à fait normal. Après 4 ans passés en la compagnie d’une seule femme, qu’il appréciait énormément, il était impossible qu’il n’éprouve pas ces sentiments.

Leurs têtes s’approchèrent alors l’une de l’autre, pour s’arrêter à environs 3 centimètres l’une de l’autre. Hésitant un instant, ils entrechoquèrent finalement leurs lèvres les unes contre les autres, Kyoko passant ses bras autour de son cou, tandis qu’il resserrait l’étreinte sur sa taille. Ils restèrent ainsi, à savourer cette étreinte et ce baiser, aussi longtemps qu’ils le voulurent, jusqu’à séparer tendrement le contact, en ouvrant les yeux pour rencontrer le regard de l’autre.
Toutefois, Kyoko ne l’entendait pas ainsi, elle resserra ses bras, obligeant son amant à rapprocher sa tête, pour l’embrasser encore une fois. Celui-ci se laissa faire, poussant même un soupire de contentement, ses mains parcourant le dos de la jeune femme qui soupira de contentement à son tour. Ils continuèrent ainsi plusieurs fois jusqu’à ce que la voix d’Agumon au loin les sorte de cet instant magique. Ils se séparèrent : leurs lèvres, leurs bras, leurs corps, ils ne se touchaient plus que par le regard.

Ce soir-là, Kyoko se réveilla en sentant ses cheveux caressés par une main assez grande. Elle se retourna et vit Masaru, qui lui souriait tendrement.
-Désolé de te réveiller…
Il l’aida à se relever, puis la tira vers lui aussi doucement que sa force herculéenne le lui permettait.
-Mais je pouvais plus attendre.
Puis il colla ses lèvres sur les siennes, échangeant un baiser passionné, que les deux jeunes dégustèrent, chacun souhaitant que cet instant ne s’achèva jamais. Quant leurs langues entrèrent en jeu, la jeune femme finit par tirer Masaru vers elle, l’obligeant à s’allonger sur elle.

Bien que leur première expérience sexuelle ne se passa que 2 ans plus tard, ce soir là, leurs mains s’étaient baladées sur pratiquement chaque partie du corps de l’autre, laissant libre court à la passion qui les envahissait à cet instant précis. La chance fut qu’Agumon et Salamon, trop fatigués, étaient plongés dans un sommeil tellement profond qu’il n’avait pas vu leurs partenaires ainsi.
Si le lendemain cependant, ils se questionnèrent sur la présence de Masaru sous la couverture de Kyoko, tout en la tenant dans ses bras, les deux digimons n’étaient pas mécontents d’une telle entente.

Pendant les 2 années qui suivirent, Kyoko et Masaru avaient échangés de nombreux baisers, tendres, enflammés, passionnés, des baisers signifiant « je m’excuse » ou « bonjour » ou « tu es belle ». Leurs mains étaient toujours l’une dans l’autre. Et jamais ils ne s’étaient séparés.
C’est ainsi qu’en repensant à leur premier baiser, ils se serrèrent l’un contre l’autre, Kyoko serrant dans sa main parée d’une alliance la main de Masaru, qui espérait pouvoir échangèrent encore longtemps de si bons moments avec sa femme.
-Aishiteru Kyoko.
-Aishiteru Masaru.
Puis ils s’embrassèrent, comme la première fois.

Fin de l’histoire

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