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Digimon Adventure 02 : Ishida Yamato Tegami -Letter-

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Titre original :Â ăƒ‡ă‚žăƒąăƒłă‚ąăƒ‰ăƒ™ăƒłăƒăƒŁăƒŒ02 çŸłç”°ăƒ€ăƒžăƒˆă€€æ‰‹çŽ™ -letter- | Digimon Adventure 02 : ishida yamato tegami -Letter-
Titre français : La lettre de Yamato Ishida
Date de sortie : 07/03/2001
Durée du drama : 44 minutes environ
Producteur  : Hiroyuki Sakurada
Scénariste :  Akatsuki Yamatoya
Composition et arrangements : Michihiko Ohta
Directeur de l’Ă©pisode : Mamoru Hosoda

Le synopsis
Au milieu de l’hiver, Yamato reçoit le message d’une jeune fille de ses connaissances qui lui fait part d’un certain problĂšme. Perdu dans ses sentiments, il se rend au bord de l’ocĂ©an et cherche la meilleure solution sur ce qu’il doit faire.

Le casting
Yûto Kazama : Yamato Ishida
Mayumi Yamaguchi : Gabumon
Shigeru Chiba : Le surfeur / Propriétaire du glacier / Sakurada
Masami Suzuki : La fille de la lettre

La tracklist
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La traduction du drama est réalisée par Emilie.

Yûto Kazama : Yamato Ishida
Mayumi Yamaguchi : Gabumon
Shigeru Chiba : le surfeur / propriétaire du glacier / Sakurada
Masami Suzuki : la fille de la lettre

Track n°1 – La premiùre lettre :

[On entend les pas d’une personne ouvrant la porte puis commencer Ă  introduire une cassette dans un lecteur.]

« Ah. Ah. [Elle s’Ă©claircit la gorge.] Aaaah ! [Elle s’Ă©claircit encore la gorge.] Cher Ishida Yamato-kun, comment vas-tu ? Je vais, eh bien, je survis.
Je te remercie de m’avoir rendu visite l’autre jour. J’ai apprĂ©ciĂ© de pouvoir discuter avec toi mĂȘme si ce n’Ă©tait que pendant un court laps de temps. C’Ă©tait assez embarrassant Ă  te le dire en face alors voici ma lettre, ou plutĂŽt ma cassette, de remerciement. Eh, eh.
Comment se passent les choses Ă  l’Ă©cole ? Essais de ne pas trop passer de temps Ă  t’entraĂźner avec ton groupe, ou tu finiras par devenir bĂȘte ! Mais je crois que je ne devrais pas dire ça car je ne vais plus moi plus Ă  l’Ă©cole.
Ah oui ! Ton ami est passĂ© l’autre jour. C’est une personne intĂ©ressante ! Son nom de famille est-il vraiment Gabumon ? C’est assez amusant… »

[La cassette est brusquement coupée. On entend des pas résonner et quitter la piÚce.]

 


Track n°2 – La mer :

[Yamato enfile son manteau et prend sa guitare avant de quitter son immeuble. Il se rend au bord de la mer.]

« La faible lueur de l’aprĂšs-midi… Un vent froid pique ma peau comme des aiguilles… Les nuages sont bas… Il n’y a personne Ă  gauche comme Ă  droite… Le rythme tranquille des vagues ne s’interrompt pas… Et moi, je me dresse devant la mer. »

[Yamato s’installe et commence Ă  accorder sa guitare.]

« Tu es en train de jouer ? »

[Yamato continue de l’accorder et ne rĂ©pond pas.]

« Bien. »

[Il chante sans paroles tout en jouant puis s’arrĂȘte brusquement.]

« Pourquoi t’arrĂȘtes-tu ? »
« Sans importance, Gabumon. » [1] « Regarde ce coquillage, Yamato ! N’est-il pas joli ? »

[Yamato soupire.]

« Qu’est-ce que tu as ? Tu agis Ă©trangement aujourd’hui. Tu es trĂšs renfrognĂ© et silencieux. »
« Désolé mais pourrais-tu te taire ? »

[Gabumon se tait et continue de marcher.]

« Tu vois, tu es étrange. »

[Yamato soupire et referme l’Ă©tui de sa guitare puis se lĂšve.]

« Nous partons, Gabumon. »
« Oh ! Attends-moi, Yamato ! »

[Ils marchent tandis que le roulis des vagues se fait entend.]

« Il fait froid, Yamato. »
« C’est parce que c’est l’hiver. »
« Il n’y a personne d’autre que nous, Yamato. »
« C’est parce que c’est l’hiver. »
« C’est vraiment grand ici. »
« C’est parce que c’est l’hiver. »

[On entend la corne d’un navire retendir.]

« Regarde, un navire ! »
« C’est parce que c’est l’hiver. »
« Est-ce que tu m’Ă©coutes, Yamato ? »
« Bien sur que oui. »
« Eh, Yamato ? »
« Hum ? »
« Yamato ! »
« Quoi ? »
« OĂč allons-nous ? »
« Nulle part. »
« Eh ? »
« Le vent est vraiment fort. »
« Cela ne sert à rien de marcher alors. »
« Détestes-tu marcher ? »
« Pas vraiment. »
« Alors si ça ne t’ennuie pas… »
« Hum… »

[Ils avancent en silence.]

« Tu agis vraiment de maniÚre étrange. »
« Je suis comme d’habitude. »
« Vraiment ? »

[Le téléphone de Yamato sonne.]

« Ton téléphone sonne. »
« Je sais. » [Il dĂ©croche.] Oui ? Ah, c’est toi, Taichi. Quoi l’Ă©cole ? Peu importe, je suis occupĂ© en ce moment. » [Il soupire.] « Non, idiot, ce n’est pas ce dont tu parles. Oui, j’ai juste eu envie de venir ici. Oui… Oui… Non, non merci. »

[Yamato recommence Ă  marcher.]

« Non, sĂ©rieusement, ce n’est pas ça. Oui, je vais bien. Oui, oui. Salut. »

[Yamato raccroche.]

« Était-ce Taichi ? »
« Oui. »
« Que voulait-il ? »
« Il se demandais pourquoi je ne suis pas allĂ© en cours aujourd’hui. »
« Hum… »

[Ils restent un moment silencieux.]

« Quoi ? »
« Alors pourquoi n’es-tu pas allĂ© en classe aujourd’hui ? »
« Sans importance. »
« Oh, vraiment. Tu es comme d’habitude, Yamato. »

[Ils restent un moment silencieux.]

« Je croyais que si je voyais la mer… »
« Hum ? »
« Alors je pourrais comprendre… « 

[On entend Ă  nouveau le silence puis le bruit de leurs pas.

C’est juste que… Il y a quelque chose qui me gĂȘne. J’ai la sensation que mon esprit est enfermĂ© dans un labyrinthe sombre et triste. Est-ce que je me sens agacĂ© car je ne sais pas pourquoi ? Ou ai-je pensĂ© que venir Ă  la mer et jouer de la guitare me dĂ©tendrai ? Je ne suis mĂȘme pas certain de savoir ce qui ne va pas. Mais il y a quelque chose qui me gĂȘne.

[Yamato joue Ă  nouveau de la guitare.]

« Eh ! Il y a quelqu’un lĂ -bas ! »

[On entend le ressac des vagues.]

« Yamato, je vais de l’autre cĂŽtĂ© de ce bateau de pĂȘche. Il ne me verra pas comme ça. »
« D’accord. »


Track n°3 – Le surfer

« Eh, gamin ! »
« Eh ? »
« Oui, toi ! »
« Moi ? »
« Tu vois quelqu’un d’autre par ici ? »
« Mais qui est donc ce vieux schnock ?
« Viens par ici ! »

[Yamato rejoint le surfeur.]

« Voilà, gamin ! Ravi que tu puisses aider ! »
« Voulez-vous que je fasse quelque chose ? »
« Regarde un peu. »

[Le surfeur montre sa planche de surf.]

« N’est-elle pas chouette ? C’est ma planche de surf personnelle ! Elle est complĂštement personnalisĂ©e, ce qui la rend unique en son genre ! Elle est totalement diffĂ©rente de toutes les autres, des fragiles cartons que tu peux acheter n’importe oĂč ! »

[Ils restent silencieux jusqu’Ă  ce que de jeunes enfants passent non loin d’eux en jouant.]

« Et alors ? »
« Eh ? »
« Je suis désolé mais je suis occupé. »

[Il commence Ă  s’Ă©loigner.]

« Attends un peu ! »
« ArrĂȘtez de me toucher ! »
« C’est le souci avec les jeunes aujourd’hui ! Vous ne savez plus apprĂ©cier la valeur des choses qui sont juste devant vous ! Regarde bien ! »
« Je vous dit que… ! »
« Qu’en penses-tu ? N’est-elle pas cool ? Voici les quatre roses, la dĂ©esse de la mer ! [2] Et ça lĂ -bas ? Ce sont des algues wakame ! [3]»
« J’ai dit que je n’Ă©tais pas intĂ©ressĂ© ! »
« Oh, d’accord ! Je vais te laisser… D’accord. Et que dis-tu de ceci ? C’est le symbole stellaire ! Tu le sais, n’est-ce pas ? Ces six Ă©toiles qui se trouvent aux pieds de la dĂ©esse ! Tu dois savoir ce que ça signifie ! »
« Eh, le vieux, tu m’entends ? »
« Je vois. Tu ignores de quoi il s’agit. Dans ce cas, je vais te… Mais c’est une exception spĂ©ciale pour toi, compris ? Ces Ă©toiles sont lĂ  pour commĂ©morer le nombre de fois que j’ai gagnĂ© le tournoi de surf qui se dĂ©roule ici. En d’autres mots, ce sont mes mĂ©dailles de surfer ! »
« Ce type est dĂ©sespĂ©rant… »
« Et tu sais ce que ceci signifie, n’est-ce pas ? Oui que je l’ai gagnĂ© six fois ! Étonnant, n’est-ce pas ? »
« Oui, oui, c’est trĂšs Ă©tonnant. Maintenant, je vais… Je vous ait dit d’arrĂȘter de me toucher ! »
« Reste tranquille. »

[Un silence tendu s’installe puis le surfer dĂ©zippe sa veste.]

« Jolie combinaison, n’est-ce pas ? »
« Oh ! PitiĂ©… »
« Elle est violette ! J’ai toujours aimĂ© le violet ! J’en porte toujours alors c’est mon thĂšme de couleur ! Aimes-tu le violet ? Eh bien ? Eh bien ? Eh bien ? Ne me dis pas que tu le dĂ©testes ! Tu dois admettre que le violet est trĂšs stylé ! »
« Fermez-la ! Je suis pressé ! »
« Bien. Je comprends. Je vais te raconter la version rĂ©sumĂ©e alors. D’abord, laisse-moi te parler de cet endroit avec ces rochers… »
« Ce n’est pas du tout un rĂ©sumé ! »
« De quoi parles-tu ? Normalement, je commencerais Ă  te parler de combien elle est Ă©tanche Ă  l’eau et flexible ! Je raccourcis de deux heures mon habituelle dĂ©monstration ! »
« Écoutez, le vieux… »
« Ces trois lignes qui vont chacune du haut vers le bas ont une signification unique. Ici se trouve « Je vous vois Roses » ! Et ici voilĂ  la seconde ! Elle est trĂšs significative… »
« Pourquoi dois-je rester lĂ  Ă  vous Ă©couter parler ? N’entendez-vous pas que ce que vous dis ? »
« Eh ! Je prends du temps avec toi alors tu ferais mieux d’ĂȘtre reconnaissant et de m’Ă©couter ! Ne comprends tu pas quelque chose d’aussi simple ? » [Il se calme. ] « A prĂ©sent, je pense que vais te dire quelque chose au sujet de mon histoire… »
« Quelle est cette troisiÚme ligne ? »
« La mer et moi sommes ensemble depuis ma naissance. Voyons… Je pense que cela doit remonter Ă  une quarantaine d’annĂ©es. »

[Un silence s’installe.]

« J’ai commencĂ© Ă  chevaucher les vagues quand j’avais treize ans. La mer m’a retenu captif depuis. Elle continue de m’avaler puis de me recracher. Je dois avoir frĂŽler la mort environ trente-quatre fois et Ă  dix-sept fois de ces trente-quatre fois, j’ai pensĂ© que j’allais casser ma pipe. Eh, eh, eh ! Mais ne suis-je pas aussi vigoureux qu’un cheval ? Que je me sois presque noyĂ© ou ait manquĂ© d’ĂȘtre mordu par des requins, ce sont des moments oĂč tu ne sais pas encore oĂč aller.
Quand tu surfes, tu laisses toute ta raison sur la rive. Tout ce en quoi tu as confiance, c’est ton instinct et la sensation d’avoir trouvĂ© une vague. Tu n’as aucune idĂ©e de combien c’est jubilatoire quand tu as trouvĂ© la vague parfaite ! C’est sacrĂ©ment indescriptible ! Que ce soient les vagues que tu vois en ce moment ou celles d’un typhon, c’est la mĂȘme chose. Ces vagues continuent de se briser vers l’avant comme dans un putain de tsunami ! Une fois en dessous, c’est comme marcher sur un fil !
Ainsi, la raison pour laquelle je suis toujours vivant, c’est que j’adore cette mer ! Je suis certain que les Shinigami voient ma passion ainsi que la dĂ©esse sur ma planche et partent la queue entre les jambes ! Eh, eh, eh !
En tous les cas, cette mer et moi nous serons toujours liés par un profond et profond amour. »

[Un silence s’installe Ă  nouveau suivi d’un bruit de briquet.]

« Avez-vous fini ? »

[Le silence revient un instant.]

« Le vieux, je me disais… »
« Quoi ? »
« N’avez-vous pas d’amis ? »

[Le briquet est encore actionné.]

« Allez raconter votre vie aux vagues. »

[Yamato s’Ă©loigne.]

« Eh, gamin ! Pourquoi es-tu venu à la mer ? »

[Yamato s’arrĂȘte de marcher.]

« Eh ? »
 » Tu es venu lui avouer tes soucis toi aussi, n’est-ce pas ? »
« Eh ? »
« Je sais ce qui te prĂ©occupe. Ce que tu as, gamin, c’est un problĂšme avec une fille ! »

[Yamato pĂąlit et le surfer rit.]

« A bientÎt, gamin ! »

[Le surfeur allume une cigarette puis s’Ă©loigne. Yamato commence Ă  jouer Ă  nouveau de la guitare.]

 


Track n°4 :  Elle [4]

« Yamato ! »

[Gabumon court rejoindre Yamato en riant.]

« Pourquoi souris-tu comme ça ? »
« Je viens de comprendre pourquoi tu agissais de maniĂšre aussi Ă©trange aujourd’hui. »
« Que veux-tu dire ? »
« C’est ce que cette personne vient de dire. C’est Ă  cause d’une fille. »
« Tu as écouté ? »
« Seulement la derniÚre partie. »

[Yamato soupire.]

« Elle est mignonne. »
« De quoi parles-tu ? »
« Cette fille. C’est Ă  elle que tu penses, n’est-ce pas ? »
« Ne sois pas stupide. Elle n’a rien Ă  voir. »
« Alors tu sais de qui je parle. »
« Eh… »
« Eh, Yamato. »
« Eh ? »
« Je crois que c’est une bonne personne. »
« Et alors ? Ce n’est pas elle. »

[Gabumon rit.]

Ce vieux a raison. Cette tristesse que je ressens est Ă  cause d’elle. Mais Ă  ce moment-lĂ , je ne pouvais rien faire d’autre que trouver un moyen de l’aider.

[Début du flashback : on entend Yamato jouer de la guitare lorsque sonne le téléphone.]

« Hein ? Un appel inconnu ? Qui est-ce ? »

[Il prend l’appel.]

« Moshi moshi ? Oh… Non, je sais… Je me suis demandĂ© un instant qui c’Ă©tait… Non, tout va bien… Oui… Oui… »

[Un court silence se fait, pendant que l’on entend une sirĂšne au loin.]

« Est-ce tout ? Non, c’est juste que comme tu as pris le temps pour m’appeler, je pensais que quelque chose d’important s’Ă©tait passĂ©. Hein ? Vraiment ? C’est super ! Hein ? Oh ! Oui… Eh ? Tu n’arrives pas Ă  te dĂ©cider ? Pourquoi ? La possibilitĂ© de… Que veux-tu dire ? Oui… Oui… Je vois. Alors qu’as-tu prĂ©vu de faire ? »

[La conversation se tait encore et on entend un avion au loin.]

« Tu ne sais pas ? Mais c’est… »

[Son interlocutrice raccroche.]

« Eh ! Moshi moshi ? Moshi moshi ?  »

[Seul le silence répond. On entend une bouilloire qui chauffe.]

« Pourquoi ? »

[Le flashback s’achĂšve sur le bruitage de circulation urbaine.]

Je n’ai pas su donner de rĂ©ponse qui l’ait satisfait. Elle n’a mĂȘme pas dit ce qu’elle avait en tĂȘte. Elle voulait peut-ĂȘtre me le faire dire. Mais qu’aurais-je pu dire ? Mes paroles Ă©taient censĂ©es signifier quelque chose mais elles n’auraient Ă©tĂ© que des clichĂ©s. C’est pourquoi je suis je venu ici car je croyais que je pourrais trouver une solution. Elle m’avait dit adorer la mer alors je suis venu ici. Je pensais que je pourrais comprendre quelque chose. Je veux la libĂ©rer de toutes ses craintes. Mais si j’Ă©tais Ă  sa place, aurais-je moi aussi du mal Ă  me prendre ma dĂ©cision ? 

[Yamato joue de la guitare.]

« Eh, Yamato. »

[On entend le ressac des vagues.]

« Quoi ? »
« Pourquoi es-tu aussi surpris ? »
« Rien de particulier. »
« Yamato, qu’est-ce que c’est ? »
« Quoi ? »
« Là-bas. »
« Oh ! Ça. »
« Qu’est-ce que c’est ? »
« On dirait un stand. »
« Un stand ? »
« Comme ceux qui vendent des ramens et des odens. » [5]
« Cela me donne faim. »
« Cela me fait penser que je n’ai rien mangĂ© depuis le petit-dĂ©jeuner. »
« Je vais te chercher quelque chose Ă  manger, Yamato. J’irai pĂȘcher quelques poissons dans la mer. »

[Il Ă©volue en Garurumon.]

« Oh. D’accord. »
« A plus tard ! »


Track n°5 – Le propriĂ©taire du stand de glaces

[Yamato s’approche du stand oĂč travaille le propriĂ©taire. On entend la radio qui diffuse de la musique.]

« Excusez-moi. »
« Bienvenue. Que puis-je pour vous ? »
« N’avez-vous pas quelque chose de chaud ? »
« Je regrette mais nous ne servons que de la glace pilée. »
« De la glace pilée ? »
« Oui, de la glace pilée. »
« De la glace pilĂ©e… ? »
« Oui, de la glace pilée. »

[On entend une cloche sonner.]

« Êtes-vous sĂ©rieux ? »
« Est-ce un tort de tenir un stand de glace pilĂ©e pendant l’hiver ? Eh bien, rationnellement, c’est sans doute une idĂ©e stupide de servir de ma glace au milieu de l’hiver. Je suis l’unique personne au monde Ă  le faire ! »
« Euh… Oh non ! Je n’ai simplement jamais rencontrĂ© quelque chose comme ça jusque lĂ . »
« Tenez. »
« Euh, je n’ai pas commandĂ© ça. »
« Tout vient de la maniĂšre dont je le ressens. On dirait que je travaille dur quand il y a quelqu’un au comptoir. »
« DĂ©solĂ© mais… »
« Regardez. La glace scintille joliment, n’est-ce pas ? »
« Oui, on le dirait. »
« C’est grĂące Ă  l’hiver. »
« Eh? »
« On ne la voit pas de cette maniĂšre pendant l’Ă©tĂ©. GrĂące Ă  la tempĂ©rature froide, la glace reste brillante mĂȘme aprĂšs l’avoir pilĂ©. On ne verra jamais cela quand il fait chaud. Elle se mettra seulement Ă  fondre ! »
« Hum… »
« C’est que la neige ne tombe pas pendant l’Ă©tĂ©. Normalement, un stand de glace pilĂ©e qui ouvre pendant l’hiver n’existerait pas. »
« Oui… »
« Mais j’ai une raison Ă  pourquoi je dois rester ouvert ici. »
« Eh ? »
« Cela me fait mal de m’en souvenir et c’est embarrassant d’en parler… Alors si cela est possible, je voudrais ne pas en discuter. »
« Oh ? Alors vous n’avez pas Ă … »
« Je reste ici à attendre. »
« Comme je viens de vous le dire, vous n’avez pas…
« Je reste ici à attendre.

[Un silence s’installe.]

« A attendre ? »

[Le propriétaire éteint la radio.]

« Vous ne me croirez peut-ĂȘtre pas Ă  voir l’homme que je suis aujourd’hui mais j’avais autrefois une femme et un enfant. [6] J’avais un travail normal et une vie normale en dĂ©pit des apparences actuelles.
« Je le suppose… »
« Mais j’ai un jour tout perdu en un quart de seconde. Tous mes objets personnels que j’utilisais pour dĂ©corer ma cabine avaient Ă©tĂ© mis dans un carton et m’ont Ă©tĂ© renvoyĂ©es. Peu aprĂšs, mon patron m’a appelĂ© pour n’annoncer que je n’avais plus Ă  venir.
« Ce qui veut dire… ? »
« Imaginer ce qui s’est jamais ne me serait pourtant jamais venu Ă  l’esprit. Ce travail Ă©tait le seul que j’ai pu avoir et j’avais travaillĂ© dur. Je ne savais pas quoi faire ensuite. »
« Alors que s’est-il passé ? »
« Eh bien, il me fallait toujours subvenir aux besoins de ma femme et de mon enfant alors j’ai cherchĂ© un emploi dĂ©sespĂ©rĂ©ment. [7] DĂ©sespĂ©rĂ©ment. Je n’ai mĂȘme pas pu avoir un entretien, puis il y a eu quelqu’un pour me proposer de m’engager. J’ai travaillĂ© dur dans ce boulot. Ma vie en dĂ©pendait, vous savez. Mais, Ă  la fin, ils ne m’ont pas gardĂ©. Je me demande pourquoi… J’avais donnĂ© tout ce que je pouvais faire. »

[Un silence s’installe.]

« A la suite de cela, ce fut un cycle Ă©ternel de la mĂȘme chose chaque joue. Et alors… Un jour, quand je suis rentrĂ©, je n’ai trouvĂ© ni ma femme ni mon enfant. Au dĂ©but, je croyais qu’ils Ă©taient partis faire des courses puis j’ai trouvĂ© une feuille de papier sur la table de la cuisine. Un petit carrĂ©. Les mots Ă©crits dessus formaient un chef d’Ɠuvre » [Il se tait.] « Que pensez-vous qu’il Ă©tait Ă©crit ? »
« Eh bien… »
« Je me suis rendue-compte que j’avais fait une erreur en t’Ă©pousant. »

[Un silence s’installe.]

« Ça vous amuse, n’est-ce pas ? Eh, eh, eh ! Tout fut une erreur ! Ah ah ah ah ! »
« Euh… »
« Ses derniers mots pour moi ont Ă©tĂ© de dire que tout fut une erreur. Un chef d’Ɠuvre, n’est-ce pas ? J’ai tout perdu. C’est que je croyais. J’ai sombrĂ© dans une profonde dĂ©pression. Je n’arrĂȘtais pas de penser que j’Ă©tais un minable. Plus rien ne me motivait. Je crois que je mangeais Ă  peine Ă  ce moment-lĂ . Tout ce que je pouvais faire, c’Ă©tait de fixer le plafond d’un regard vide. Puis, pour une raison inexplicable, alors que je me trouvais dans une stupeur aveugle, je me suis rappelĂ© d’une fois oĂč nous nous Ă©tions assis tous les trois sur cette place et avions mangĂ© de la glace pilĂ©e. C’Ă©tait si amusant. Quand j’y repense, je crois que c’est le souvenir le plus prĂ©cieux de ma vie. »
« Je vois. »
« Oui. C’est pourquoi je suis maintenant propriĂ©taire d’un stand de glace pilĂ©e. C’est l’unique chose Ă  laquelle je pouvais penser. Ainsi je ne cesse d’attendre. Il y a peut-ĂȘtre une infime possibilitĂ© pour que tous deux reviennent. S’ils venaient ici et verraient que je ne suis pas lĂ , ça inquiĂšterait ma femme et mon enfant, vous le savez ? C’est cette pensĂ©e qui me tient. Il n’y a peut-ĂȘtre pas grand chose que je puisse faire pour eux mais une chose que je peux faire, c’est d’attendre. Oui. Juste attendre. »
« Euh… Pour ĂȘtre honnĂȘte… »
« Hum ? »
« Rien. Je vais la manger. »
« Eh ? »

[Yamato commence à manger la glace pilée.]

« Euh, monsieur, vous n’avez pas Ă  vous forcer. Euh… »

[Yamato continue de manger.]

[Yamato donne de l’argent pour payer la glace.]

« Merci pour la glace. »

[Yamato tousse.]

« Vous allez bien ? »

« Présentez mes salutations à votre épouse et votre enfant. »

[Yamato s’Ă©loigne et le propriĂ©taire se met Ă  pleurer.]

« Merci de votre visite… Merci… »

[Yamato commence Ă  jouer de nouveau de la guitare.]


Track n°6 – Elle 2 :

« Je suis rassasié ! »

[Yamato Ă©ternue.]

« Tu vas bien ? »

[Yamato Ă©ternue.]

« Tu veux que j’aille t’attraper un poisson ? »
« Non, oublie. »
« Tes lÚvres sont bleues. »
« La ferme. »
« Les gens normaux ne mangent de glace pilĂ©e en plein milieu de l’hiver. »
« La ferme, j’ai dit ! »
« Je suppose que tu te plais à agir ainsi. »
« Que veux-tu dire par là ?
« Oh, rien. »

[Ils commencent Ă  marcher.]

« Dis, Yamato… »
« Hum ? »
« Au sujet de cette fille… »
« ArrĂȘte de l’Ă©voquer. »

[Le silence s’installe.]

« Quoi ? Parle. »
« C’est Ă©trange. Elle croit que je suis un humain. »
« Je sais. »
« C’est pourquoi quand tu n’Ă©tais pas lĂ , j’ai pu lui parler seul quelques fois. »
« Eh ? »
« Elle m’a alors beaucoup parlĂ© de toi. Veux-tu savoir qu’elle a dit ? »
« Pas vraiment. »
« Alors je ne dirai rien. »

[Le silence s’installe.]

« Quoi ? Dis-moi. »
«Elle dit que tu es une personne délicate.
« Hein ? »
« Elle a dit que tu Ă©tais un naĂŻf trĂšs sensible et qui a tendance Ă  beaucoup ruminer. Mais elle a aussi dit qu’elle s’inquiĂ©tait pour toi car tu as des problĂšmes pour t’exprimer aux autres. C’est complĂštement, n’es-tu pas d’accord ? »
« La ferme. »
« Puisque que tu es personne aussi consciencieuse, elle pense que tu ne devrais pas tout gĂ©rer seul. Également… »
« Il y a plus ? »
« Elle a aussi dit qu’en dĂ©pit de tout ceci, ce sont ces qualitĂ©s qu’elle apprĂ©cient de toi. Je me demande comment elle a pu les dĂ©couvrir… »

[Le silence s’installe. Yamato s’arrĂȘte de marcher alors que Gabumon continue.]

« Qu’est-ce qui ne va pas ? »
« Que penses-tu qu’elle doit faire ? »
« Eh ? »
« Que puis-je faire pour elle ? »
« Eh bien, dans son cas… »
« Elle souffre tant. Elle est dans une situation difficile. »
« Mais elle a agit de façon toujours si gaie et heureuse. »
« Ce n’est qu’une façade ! Je te parie qu’elle souffre rĂ©ellement plus que je ne peux l’imaginer ! »
« Alors tu peux te proposer pour la réconforter. »
« Comment ? Que puis-je faire ? Tu penses qu’elle ira mieux juste car je dis quelques mots ? Bien sur que non ! »
« Mais c’est ta seule option. Il n’y a rien d’autre que tu ne puisses faire. »
« Oui, c’est exactement mon avis ! Il n’y a rien que je puisse faire ! »

[Yamato commence Ă  marcher.]

« Pour conclure, il n’y a rien que je puisse faire. »
« Eh, Yamato ! »

[Gabumon se presse pour le rejoindre.]

« Yamato ! Eh ! Yamato ! Qu’est-ce qui ne va pas ? OĂč vas-tu ? »
« Je rentre. »
« Eh ? »
« Ils savaient. Ils le savaient tous. »
« De quoi parles-tu ? Qu’est-ce qui ne va pas ? »
« Je ne suis pas elle. Je ne serai jamais capable de comprendre la douleur qu’elle Ă©prouve ou son agonie. Je ne peux pas rĂ©parer les choses et je ne peux pas Ă©changer ma place avec la sienne. Il n’y a aucune garantie que ça rĂ©ussirait. Je n’ai pas le droit de lui parler de ce que je sais sur comment elle se sent. »
« ArrĂȘte d’agir aussi Ă©trangement. Ce n’est pas toi ! »
« Que veux-tu dire par « pas moi » ? Alors laisse-moi te poser une question : De quoi j’ai l’air ? »
« Eh bien… »
« Le moi auquel tu penses est juste la personne comme tu me vois. Ce n’est pas qui je suis rĂ©ellement ! »
« Yamato… Ce n’est… »
« C’est vrai. Je sais dĂ©sormais quelle genre de personne je suis rĂ©ellement. Tout ce que suis, en vĂ©ritĂ©, c’est que je suis un crĂ©tin Ă©gocentrique ! »
« Yamato… »

Je ne savais mĂȘme pas qui je suis et tu t’attends Ă  ce que je te dises quelque chose pour l’encourager ? Ne me fais pas rire. Je suis impuissant.

« Yamato ! Eh ! Yamato ! Attends-moi ! »


Track n°7 – Sakurada, l’homme acoustique

[Le téléphone de Yamato sonne.]

« Ah ! »

[Yamato prend son tĂ©lĂ©phone et regarde qui l’appelle.]

« Appel inconnu. »
« C’est peut-ĂȘtre elle. »

[Le téléphone continue de sonner.]

« Yamato. »

[Yamato prend l’appel.]

« Moshi moshi ? »
« Est-ce Ishida Yamato-kun ?
« Eh ? »
« Tu es Ishida Yamato-kun, n’est-ce pas ? »
« Oui. »
« Oh ! Dieu merci ! J’espĂ©rais ne pas me tromper de personne. DĂ©solĂ© mais pourrais-tu tourner la tĂȘte ? »

[Yamato se retourne.]

« Salut ! C’est moi, Sakurada. »

[Un silence s’installe.]

« Hein ? Tu m’as dĂ©jĂ  oublié ? Je travaille pour ton pĂšre au service acoustique. Cela faisait longtemps, Gabumon-kun. »
« Eh ? »

[Sakurada ouvre une canette de soda.]

« Oui, c’est bien ça ; Je pensais avoir vu une personne qui m’Ă©tait familiĂšre et un digimon m’Ă©tant lui aussi familier se promener lĂ  alors j’ai appelĂ© ton pĂšre il y a un instant afin de demander ton numĂ©ro. Je me suis dit que ce serait plus sĂ»r car si je t’avais interpelĂ© et qu’il s’agissait d’une autre personne, cela aurait Ă©tĂ© suffisant pour que je dĂ©prime toute la journĂ©e. Alors cela fait longtemps, pas vrai, Yamato-kun ? »

[Un silence s’installe.]

« Yamato-kun ? »
« Je suis impuissant… »

[Sakurada s’adresse Ă  Gabumon.]

« Dis, quelque chose est arrivé à Yamato-kun ? »
« Hum, c’est un peu difficile Ă  expliquer. »
« Eh ? Quoi ? Dis-moi ! »
« Peu importe. Que faites-vous ici, le vieux ? »
« Ne m’appelle pas le vieux ! Je n’en ai pas l’air mais je suis toujours dans la vingtaine. »

[Le téléphone de Sakurada sonne.]

« Oh ! Excuse-moi. »

[Sakurada répond au téléphone.]

« Mince. C’est encore Seki-san. [8]
« Moshi moshi ? Oui, bon travail aujourd’hui… Oui, oui, oui, je comprends… Oui… Oui… D’accord. Alors je vĂ©rifierai et je vous rappellerai. Oui. Au revoir. »

[L’interlocuteur raccroche.]

« Je vais éteindre mon téléphone. »
« En ĂȘtes-vous sĂ»r ? »
« ComplÚtement sûr. Je ne veux plus avoir à faire avec ses appels. Alors de quoi parlions-nous ? »
« De pourquoi vous étiez là. »
« Ah oui ! C’est pour le travail. Je suis lĂ  pour enregistrer le son de l’ocĂ©an. »
« Le son de l’ocĂ©an ? »
« C’est exact. »
« Mais il y a un océan juste devant le bùtiment de votre entreprise. »
« A Odaiba ? Oh non ! Cet endroit est complÚtement différent. »
« De quelle maniÚre ? »
« En tout. Cela donne un son trÚs différent. »
« Vraiment ? »
« Beaucoup de gens sont pointilleux au niveau des bruitages. D’un autre cĂŽtĂ©, il y a aussi de nombreuses personnes qui trouvent des compromis afin d’Ă©conomiser du temps et de l’argent pour entreprise. »
« Je ne suis pas certain de comprendre. »
« Peu importe. Que faites-vous ici tous les deux ? Il gÚle. »

[Il se tourne vers Yamato.]

« Ne trouves-tu pas qu’il gĂšle, Yamato-kun ? »
« Je suis impuissant… »
« Qu’est-ce qu’il a ? »
« Oh ! Ceci et cela… Nous avons rencontrĂ© ici beaucoup de personnes Ă©tranges. Il y a eu ce vieux surfeur puis ce vieil homme qui tient un stand de glace pilĂ©e puis vous. »
« Je suis compris dedans ? »
« Bien sur. »

[Sakurada rit.]

« Alors le vieux, que feriez-vous ? »
« Eh ? Pour quoi ? »
« Si vous aviez des ennuis ou si quelque chose vous préoccuperez, que feriez-vous ? »
« Eh ? Si j’avais des ennuis ou que quelque chose me prĂ©occuperai ?
« Que feriez-vous ? »
« Je pense que je serais trĂšs empotĂ© Ă  force d’y rĂ©flĂ©chir tout le temps. »
« Vous seriez empoté ?
« Si je finis par devenir inutile, je prĂ©fĂ©rerais que ce soit aprĂšs avoir rĂ©ussi Ă  faire tout ce que je peux faire d’abord. Autrement, ce serait une plaie. »
« Une plaie ? »
« Une fois que quelque chose s’achĂšve, il y a toujours une pĂ©riode durant laquelle on regarde en arriĂšre, non ? Dans ces moments-lĂ , je n’arrĂȘte pas de penser Ă  comment j’aurais pu faire les choses autrement alors cela peut s’avĂ©rer comme ceci. Je crois que les gens autour de moi font la mĂȘme chose. Si je fais quelque chose, je veux le faire de maniĂšre Ă  ĂȘtre certain que ma liste des choses que j’aurais dĂ» soit soit courte ou, de prĂ©fĂ©rence, n’existe pas. »
« Hum… »
« Alors je crois que le mieux pour moi reste de faire quelque chose pendant que je rĂ©flĂ©chis Ă  ce que je fais. Qu’en penses-tu ? »
« Oui… »
« Il n’y a rien que je puisse faire… »
« SĂ©rieusement, qu’a t-il ? Que lui ait-il arrivé ? »
« Juste… quelque chose. »
« Eh bien, beaucoup de choses arrivent dans la vie. »
« Hum… »
« En changeant de sujet, je crois que la raison pour laquelle j’ai fait tout ce chemin vers un vĂ©ritable ocĂ©an, juste pour capturer le son de la mer, est parce que je voulais que ce qui vont l’entendent la perçoivent rĂ©ellement. Je ne serais pas capable de dire si ce sera audible une fois mixĂ© et peut-ĂȘtre que personne ne s’y intĂ©resse mais mĂȘme s’ils n’y prĂȘtent pas attention, je me sens satisfait d’avoir fait tout ce chemin dans par ce froid sec pour enregistrer le son car je veux l’entendre. Également, en en parlant, ils ont diffusĂ© le film Le DĂ©mon Tank T-34 la nuit derniĂšre. [9] L’as-tu dĂ©jĂ  vu ?
« Qu’est-ce que c’est ? »
« Eh ! Tu n’as jamais entendu parler de Le DĂ©mon Tank T-34 ? C’est un film russe produit par l’URSS et je te recommande de le regarder ! Il est disponible Ă  la location ! »


Track n°8 – Le DĂ©mon Tank T-34

« Pendant la seconde guerre mondiale, les nazis retenaient des soldats russes prisonniers pendant leurs manoeuvres terrestres. A chaque fois, des russes Ă©taient forcĂ©s d’embarquer Ă  bord d’un de leurs propres tanks que les allemands avaient rĂ©ussi Ă  amener et ils tiraient dessus comme expĂ©rience afin de tester leurs fusils anti-tank. Les allemands utilisaient aussi ces expĂ©riences comme d’une occasion afin de trouver les points faibles du cĂ©lĂšbre R-34 russe. Les prisonniers russes mouraient les uns aprĂšs les autres utilisĂ©s comme des rats de laboratoire. Cependant, Ă  un moment, les prisonniers ont su prendre le contrĂŽle du T-34 et ont rĂ©ussi Ă  s’Ă©chapper de leur confinement. Le tank a roulĂ© comme un fou et a chargĂ© les troupes allemandes en guise de reprĂ©sailles. Seront-ils capable d’Ă©chapper aux nazis dans une folle poursuite ? » [10]
« Je vois… »
« Eh ? »
« C’est ça ! »
« Eh ? Quoi ? »
« Je veux jusque qu’elle Ă©coute. »
« Le Démon Tank ? »
« Je veux juste qu’elle Ă©coute… Ah ! Ah ! Ah ! Bon sang ! C’est tout ce qu’il y a Ă  faire ! »
« Y a t-il quelque chose qui ne va pas ? »
« Je n’en ai aucune idĂ©e. »
« Gabumon ! On y va ! »
« D’accord ! »

[Yamato et Gabumon s’Ă©loignent.]

« Eh ! Yamato-kun, attends ! Attends toi aussi, Gabumon-kun ! OĂč allez-vous ? Eh ! Attendez ! »


Track n°9 – La seconde lettre :

[On entend un lecteur de cassette s’enclencher qui diffuse alors la voix de la fille.]

« Cher Ishida Yamato-sama,

J’ai Ă©coutĂ© ta chanson. J’ai Ă©tĂ© vraiment surprise quand j’ai appris qu’une cassette m’avait Ă©tĂ© envoyĂ©. Et, eh bien… Ainsi, j’ai finalement acceptĂ© l’opĂ©ration pour soigner mes yeux. J’avais si peur de la subir mais une fois que j’ai entendu ta chanson, je me suis dit que je devais essayer de faire de mon mieux. C’est pourquoi j’ai pu me dĂ©cidĂ© Ă  le faire.

Au sujet de comment l’opĂ©ration s’est dĂ©roulĂ©e… Il semble que tout s’est bien passĂ©. On ne m’a pas encore retirĂ© les bandages mais les mĂ©decins disent que tout ira bien. Je n’arrive pas Ă  faire autrement qu’ĂȘtre excitĂ©e par toutes les choses que je pourrais bientĂŽt apprĂ©cier. On m’a dit que je quitterai l’hĂŽpital une fois mes bandages retirĂ©s alors si… Certainement si… Non, ce n’est pas vrai non plus… Quand, oui, quand mes yeux verront Ă  nouveau, j’aimerais voir l’ocĂ©an oĂč tu Ă©tais allĂ©, Yamato-kun. Je ne serais peut-ĂȘtre pas capable d’y aller tout de suite aprĂšs ma sortie de l’hĂŽpital mais je te promets que j’irai le voir.

Merci. »

[La cassette se coupe.]

A partir de ce moment, le drama s’achĂšve sur la chanson Tobira DOOR. Vous pouvez retrouver sa traduction et les informations liĂ©es Ă  celles-ci sur la page concernant Ă  celle-ci.


Les explications de la traduction :

[1] L’expression japonaise « betsu ni » est complexe Ă  traduire et elle m’a posĂ© un certain souci Ă  trouver le moyen de bien retranscrire l’Ă©tat d’esprit de Yamato. L’idĂ©e gĂ©nĂ©rale serait « C’est sans importance », « Rien de particulier. » ou « Rien de spĂ©cial » mais Yamato l’emploie dans le drama pour a peu prĂšs toutes ses rĂ©ponses Ă  Gabumon.

[2] La dĂ©esse de la mer mentionnĂ©e par le surfeur est trĂšs probablement Benten, ou Benzaiten, est une divinitĂ© japonaise, d’origine hindoue, trĂšs vĂ©nĂ©rĂ©e dans l’archipel nippon qui s’occuperait du savoir, de l’art, de la beautĂ©, de l’Ă©loquence, de la musique, de la littĂ©rature, des arts et des sciences, de la vertu et de la sagesse, de la prospĂ©ritĂ© et de la longĂ©vitĂ© puis par extension du domaine aquatique.

[3] Le wakame est aussi appelĂ©e la fougĂšre de mer que l’on trouve sur les cĂŽtĂ©s japonaises, chinoises et corĂ©ennes. Elle est trĂšs utilisĂ©e pour la cuisine japonaise et la cuisine corĂ©enne amis aussi dans les soins orientaux.

[4] Le mot kanojo peut Ă  la fois dĂ©signer le pronom personnel elle mais aussi le mot de petite amie. Seul le contexte permet de dĂ©finir la relation entre la personne nommĂ©e par kanojo et l’interlocuteur. Bref, dans le contexte du drama, cela reste trĂšs flou et tout est une question d’interprĂ©tation pour celui qui l’Ă©coute.

[5] Un oden est un pot-au-feu japonais originaire de la région du kanto. Il se prépare avec un bouillon dashi, fait à partir de konbu ou de katsuobushi, des algues, des légumes et des gùteaux de poissons.

[6] Le texte ne prĂ©cise malheureusement pas si l’enfant du propriĂ©taire un garçon ou une fille. A chaque fois, il n’est dit que le terme « kodomo ».

[7] Le drama se dĂ©roule dĂ©but 2003. Il est donc trĂšs possible que le contexte dont parle le propriĂ©taire soit celui du dĂ©but des annĂ©es 90 oĂč de nombreux japonais, habituĂ©s Ă  l’emploi Ă  vie, se sont soudain vus licencier et ont eu beaucoup de mal Ă  retrouver un emploi par la suite. D’ailleurs, certains se sont suicidĂ©s, se sentant honteux de cette dĂ©chĂ©ance et se retrouvant privĂ©s de leur rĂŽle de soutien de famille.

[8] Cela fait trÚs probablement référence à Hiromi Seki, la productrice ayant supervisé les trois premiÚres saisons Digimon.

[9] Le Demon Tank T-34 (éŹŒæˆŠè»ŠT-34, oni sensha T-sanjuuyon) est un vĂ©ritable film qui est le titre japonais d’un film russen ЖАВОРОНОК, sorti en 1964.

[10] AprĂšs avoir effectuĂ© des recherches historiques, je n’ai absolument rien trouvĂ© sur cette anecdote qui se serait dĂ©roulĂ©e pendant la seconde guerre mondiale. Les nazis ont effectivement capturĂ© beaucoup de soldats russes et un peu plus de trois millions d’entre eux sont dĂ©cĂ©dĂ©s dans d’atroces souffrances. NĂ©anmoins, il semble que l’histoire de l’expĂ©rimentation pour tester comment dĂ©truire les chars russes ne soient qu’une jolie fable inventĂ©e par l’URSS en plein milieu de la Guerre Froide afin de glorifier son empire. Malheureusement, je ne peux pas complĂštement le certifier non plus. Si vous avez plus d’informations dessus, n’hĂ©sitez pas Ă  nous le dire.

Titre original : 1é€šç›źăźæ‰‹çŽ™ : 1tsuume no tegami
Titre français : La premiÚre lettre
Durée : 1m25

Yamato Ă©coute la cassette envoyĂ©e par une fille de ses connaissances qui le remercie de lui avoir rendu visite, et avoue que ça lui fait plaisir de le voir. Elle lui demande ensuite comment se passent les choses Ă  l’Ă©cole et lui recommande ne pas trop sĂ©cher oĂč il deviendra bĂȘte puis songe qu’elle n’est pas un exemple puisqu’elle ne va plus en cours depuis un bon moment. Elle Ă©voque ensuite avoir rencontrĂ© Gabumon et le juge comme une personne intĂ©ressante tout en s’Ă©tonnant de son nom Ă©trange. Brusquement, Yamato coupe la diffusion de la cassette et quitte l’appartement d’un pas pressĂ©.


Titre original : 攷 – Umi
Titre français : La mer
Durée : 6m38

Yamato se trouve au bord de l’ocĂ©an et commence Ă  jouer de la guitare tandis que Gabumon tente d’attirer vainement son attention. Il finit par s’arrĂȘter de jouer et commence Ă  marcher sur la plage. Son partenaire le trouve Ă©trange et ne cessent de lui poser des questions sur le froid ou les lieux mais Yamato se contente de rĂ©pondre que c’est parce que c’est l’hiver. Gabumon lui montre mĂȘme un bateau et Yamato rĂ©pond aussi alors que c’est Ă  cause de l’hiver. Ils continuent de marcher lorsque Yamato reçoit un appel de Taichi qui veut savoir pourquoi il sĂšche les cours. Le jeune homme assure aller bien. Gabumon lui demande alors pourquoi il n’est pas au collĂšge mais Yamato Ă©vite de rĂ©pondre. Il continue de marcher tout en songeant qu’il croyait comprendre s’il apercevait la mer. Ses pensĂ©es troublĂ©es sont pour lui comme dans un labyrinthe sombre et triste. Cela l’agace de ne pas comprendre la raison de cette gĂȘne. Soudain, Gabumon entend un humain approcher et se dĂ©pĂȘche de se cacher derriĂšre un canot.


Titre original :Â ă‚”ăƒŒăƒ•ă‚ĄăƒŒÂ – Surfer
Titre français :Le surfeur
Durée : 6m12

Le nouveau venu est un surfeur d’une quarantaine d’annĂ©es qui interpelle Yamato et l’oblige Ă  admirer sa planche customisĂ©e. Le jeune homme essaie de s’en dĂ©pĂȘtrer mais en vain. Il lui fait une longue description de sa planche puis Ă©voque la maniĂšre dont il a de nombreuses fois frĂŽlĂ© la mort en surfant et des sensations Ă©prouvĂ©es Ă  chevaucher les vagues. A la fin de son discours, Yamato lui demande s’il n’a donc pas d’amis puis s’Ă©loigne. L’homme lui demande alors pourquoi il est venu Ă  la mer puis devine que celui-ci a choisi d’y confier ses soucier et que cela doit concerner une fille. Il s’Ă©loigne ensuite en fumant tandis que Yamato commence Ă  jouer de nouveau de la guitare.


Titre original : ćœŒć„łÂ – Kanojo
Titre français : Elle
Durée : 4m41

DĂšs que le surfeur est parti, Gabumon se presse de rejoindre Yamato et dĂ©clare comprendre pourquoi il est dans cet Ă©tat et annonce que cela concerne une fille puis ajoute que celle-ci est mignonne et qu’elle lui semble ĂȘtre une bonne personne. Yamato insiste cependant que ce n’est pas elle dont il pense. NĂ©anmoins, en pensĂ©e, il reconnait que le vieil homme avait raison et se rappelle quand cette fille lui a tĂ©lĂ©phonĂ© pour lui apprendre une bonne nouvelle mais qu’elle ne parvenait pas Ă  prendre une dĂ©cision. La communication a Ă©tĂ© cependant coupĂ© lorsqu’il l’a interrogĂ© sur ce qu’elle comptait de faire. Yamato se reproche de ne pas avoir su trouver les mots qui l’auraient satisfait mais il ne voyait pas quoi dire sans que ce soient juste des paroles clichĂ©es. Il s’est juste souvenu qu’elle adorait la mer et pensait que venir ici l’aimerait Ă  comprendre. il souhaiterait pouvoir la libĂ©rer de ses peurs puis songe que lui, Ă  sa place, saut-il prendre une dĂ©cision ? Soudain, Gabumon le sort de sa transe et lui montre un stand non loin de lĂ  puis tous deux ont alors faim. Yamato se rappelle ne pas avoir mangĂ© depuis le petit-dĂ©jeuner. Gabumon Ă©volue alors pour aller pĂȘcher en mer et laisse son partenaire seul sur la plage.


Titre original :Â ă‹ăæ°·ć±‹ăźèŠȘ父 – Kakigooriya no oyaji
Titre français : Le propriétaire du stand de glaces
Durée : 8m17

Yamato s’approche du stand et dĂ©couvre que le propriĂ©taire ne vend que de la glace pilĂ©e en plein hiver. Il commence Ă  servir Yamato puis se met Ă  parler de sa vie : il avait un bon travail quand on l’a brutalement renvoyĂ©, Ă  galĂ©rer pour retrouver un emploi dont il a vite Ă©tĂ© remerciĂ© et que son Ă©pouse est soudain partie un jour avec son enfant en annonçant que leur mariage Ă©tait une erreur. Il est tombĂ© alors dans une profonde dĂ©pression dont il est sorti en se rappelant un jour oĂč sa famille s’est rendue sur cette plage et mangeait de la glace pilĂ©e. Depuis il reste ici Ă  attendre que son Ă©pouse et son enfant viennent. A la fin de son histoire, Yamato choisit de manger la glace puis la paie avant de s’Ă©loigner en lui disant de prĂ©senter ses salutations Ă  son Ă©pouse et son enfant. Ému, le propriĂ©taire le remercie en pleurant. Yamato se remet Ă  jouer de la guitare.


Titre original : ćœŒć„łÂ  – Kanojo 2
Titre français: Elle 2
Durée : 3m44

Lorsque Gabumon revient le ventre plein, Yamato Ă©ternue et il lui reproche d’avoir mangĂ© de la glace en plein milieu de l’hiver. Il lui parle ensuite de la fille, s’Ă©tonnant qu’elle croit qu’il soit un humain, et qu’elle a dit que Yamato Ă©tait un naĂŻf sensible qui avait tendance Ă  beaucoup ruminer et qu’il doit ainsi ne pas gĂ©rer les choses seul. Il trouve que cette fille le connait vraiment bien. Yamato se demande ce qu’il peut faire pour elle et qu’elle doit souffrir bien plus qu’il ne peut l’imaginer. Gabumon dit qu’il peut la rĂ©conforter mais Yamato rĂ©plique que ce ne serait que des mots. Il s’Ă©loigne rapidement et dĂ©cide de rentrer sous l’air Ă©tonnĂ© de son partenaire digimon. Il rĂ©plique que tout le monde le savait dĂ©jĂ  mais il n’est pas capable de comprendre la douleur de l’agonie de la fille, tout comme il ne peut ne rien faire ni Ă©changer sa place avec la sienne. Gabumon s’Ă©crie que cette attitude ne ressemble pas Ă  Yamato amis celui-ci rĂ©torque qu’il ne connait pas la personne qu’il est extĂ©rieurement de celle qu’il est en rĂ©alitĂ©. Il ajoute n’ĂȘtre qu’un crĂ©tin Ă©gocentrique. Il continue de s’Ă©loigner, songer ĂȘtre impuissant, rapidement suivi par Gabumon.


Titre original : éŸłéŸżæ«»ç”° – Onkyou Sakurada
Titre français : Sakurada, l’homme acoustique
Durée :4.31

Le tĂ©lĂ©phone de Yamato sonne et il s’agit de Sakurada, un collĂšgue de travail de son pĂšre, qui vient de l’apercevoir avec un digimon et a dĂ©cidĂ© d’appeler Ishida Hiroaki afin d’obtenir le numĂ©ro de son fils pour avoir confirmation et ainsi entrer en contact. Yamato ne parle cependant pas, se contentant de ruminer ses pensĂ©es, et la conversation se fait entre Gabumon et Sakurada. Sakurade explique ĂȘtre venu enregistrer le son de l’ocĂ©an et le trouve plus beau ici qu’Ă  Odaiba. Gabumon l’interroge ensuite sur ce qu’il ferait si quelque chose le prĂ©occuperait. Sakurada rĂ©pond qu’il ne cesserait d’y penser tout en accomplissant diverses choses et serait donc empotĂ©. Il finit par changer de sujet pour parler d’un film, Le DĂ©mon Tank T-34, passĂ© la veille et que Gabumon ne connait pas.


Titre original :Â éŹŒæˆŠè»ŠT-34 – Oni sensha T-34
Titre français : le Démon Tank T-34
Durée : 1m28

Sakurada se met Ă  expliquer le dĂ©but de l’histoire du film qu’il vient d’Ă©voquer Ă  Gabumon lorsque Yamato sort brusquement de sa transe en disant qu’il veut qu’elle Ă©coute puis dĂ©cide de rentrer en se montrant cette fois beaucoup plus enthousiaste qu’il ne l’a Ă©tĂ© jusque lĂ . Les deux partenaires s’Ă©loignent assez vite et laissent Sakurada seul sur cette plage.


Titre original : 2é€šç›źăźæ‰‹çŽ™ – 2tsuume no tegami
Titre français : La seconde lettre
Durée : 7m13

Yamato reçoit une seconde cassette de la fille oĂč elle annonce avoir Ă©coutĂ© sa chanson et que celle-ci lui a permis d’accepter l’opĂ©ration. Elle dit que cela s’est bien passĂ© qu’elle devrait pouvoir voir enfin. Elle ajoute qu’elle quittera l’hĂŽpital une fois ses bandages retirĂ©es et compte aller voir la mer oĂč Yamato est allĂ© mĂȘme si ce ne sera pas tout de suite aprĂšs sa sortie.

A la fin du message audio, on entend alors la chanson composée par Yamato : Tobira DOOR.

Les détails clé :

  • L’histoire se dĂ©roule au milieu de l’hiver, donc entre janvier et mars. Ne ne savons pas quelle annĂ©e ce situe ce drama, mais on peut imaginer que ça se passe juste aprĂšs les Ă©vĂ©nements narrĂ©s dans Zero Two, donc 2003.
  • La fille de la lettre est sans doute une Ă©lĂšve du mĂȘme collĂšge de Yamato. On peut mĂȘme imaginer de la mĂȘme classe, mais aucune information ne peut nous le confirmer.
  • La chanson Tobira DOOR, que l’on entend Ă  la fin du Drama, est sorti en single un mois aprĂšs, le 04/04/2001.
  • Fait trĂšs mĂ©connu, il s’agit bien du cĂ©lĂšbre rĂ©alisateur Mamoru Hosoda qui a rĂ©alisĂ© ce drama.
Streaming du drama :

Track n°1 :   1é€šç›źăźæ‰‹çŽ™ – 1tsuume no tegami

Track n°2 :   攷  – Umi

Track n°3 :  ă‚”ăƒŒăƒ•ă‚ĄăƒŒ – Surfer

Track n°4 :  ćœŒć„ł –  Kanojo

Track n°5 :  ă‹ăæ°·ć±‹ăźèŠȘ父 – Kakigooriya no oyaji

Track n°6 :  ćœŒć„ł2 – Kanojo 2

Track n°7 : éŸłéŸżæ«»ç”° –  Onkyou Sakurada

Track n°8 :  éŹŒæˆŠè»ŠT-34 – Oni sensha T-34

Track n°9 :  2é€šç›źăźæ‰‹çŽ™ – 2tsuume no tegami

Scans par Demidevimon

Le CD contient un livret ainsi que des petites cartes des Yamato et Gabumon de la mĂȘme sĂ©rie que ceux du drama Michi e no armor Shinka.

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